Les femmes artistes, le surréalisme et le défi de l’écoféminisme : Ithell Colquhoun, Leonora Carrington et Valentine Penrose
Dawn Ades est professeure émérite d'histoire et de théorie de l'art à l'université d'Essex, professeure d'histoire de l'art à la Royal Academy, ancienne administratrice de la Tate (1995-2005) et de la National Gallery (2000-2005), administratrice de la collection Estorick, membre de la British Academy et de l'Association of Art Historians. En 2013, elle a été nommée Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique pour ses services rendus à l'art et à l'enseignement supérieur.
Elle a été une pionnière dans l'étude de l'art latino-américain et ses recherches ont également porté sur le dadaïsme et le surréalisme, et plus récemment sur les femmes artistes, ce qui a permis d'aligner ces domaines d'intérêt avec des publications sur Leonora Carrington, Maria Izquierdo, Mina Loy et Ofelia Rodriguez.
Parmi les nombreuses expositions qu'elle a organisées ou co-organisées, au Royaume-Uni et à l'étranger, citons Dada and Surrealism Reviewed (1978) ; Art in Latin America: the Modern Era 1820-1980 (1989) ; Dalí's Optical Illusions (2000) ou encore Dalí/Duchamp (Royal Academy et Dalí Museum 2017-18).
Le 25 février, à 18h30
Giacometti Lab et en direct sur Youtube
Par Dawn Ades
Conférence en anglais
Cette conférence examinera la manière dont des artistes telles qu’Ithell Colquhoun et Leonora Carrington ont répondu, dans leurs œuvres, à leur expérience du mouvement surréaliste. Alors que les surréalistes affirmaient que « la femme doit être libre et aimée », Ithell Colquhoun écrivait qu'en réalité, les femmes, en tant qu’êtres humains, avaient tendance à être « autorisées mais non requises ». Leurs œuvres – ainsi que celles d'autres femmes du mouvement comme Valentine Penrose et Remedios Varo – questionnent la vision traditionnelle de la femme. Elles refusent notamment l'idée répandue qui assimile la femme à la nature : passive, vouée à la maternité et offerte au regard.