Jack Nisberg, Atelier d'Alberto Giacometti, vers mai 1965, coll.Fondation Giacometti, Paris.
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris)
© Jack Nisberg

École des modernités

Bourses et soutien à la recherche

Bourses Ecole des Modernités

Fondation Giacometti -  Bourses Ecole des Modernités

Patricia Matisse, Petit homme qui marche, n.d., Pierre and Tana Matisse Foundation 
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris)
© Patricia Matisse

La Fondation Giacometti accompagne des contributions significatives dans le domaine de l’histoire de l’art moderne par une bourse et une politique de soutien à la publication

Dans le cadre de l'École des modernités, l'Institut Giacometti apporte son soutien à des recherches inédites sur la période moderne, par l’accès à son centre de recherche, par une bourse d’étude et par un soutien à l’édition sous la forme d’une collection d’essais. La modernité cosmopolite à Paris est un des axes de ce programme. 

Pour recevoir les informations sur la recherche à l'Institut Giacometti et l’ « Ecole des modernités », inscrivez-vous à notre newsletter.

La bourse de recherche de la Fondation Giacometti est attribuée afin de soutenir des contributions  significatives dans le domaine de l’histoire de l’art moderne. Elle s’adresse à de jeunes chercheurs et chercheuses, dont les travaux portent sur l’art de la période moderne (1905-1960), et qui offrent des perspectives originales en raison du sujet choisi ou de l’angle adopté. 
Le lauréat ou la lauréate de la bourse de recherche de la Fondation Giacometti recevra une dotation de 10 000 euros, couvrant l’ensemble des frais sur la durée de la recherche.

Les bourses de soutien à l’édition s’adressent à de jeunes chercheurs et chercheuses, dont les travaux portent sur l’art de la période moderne (1905-1960), et qui offrent des perspectives originales en raison du sujet choisi ou de l’angle adopté.
Les lauréat(e)s verront leur étude publiée sous la forme d’un ouvrage d’environ soixante-dix pages, dans la « Collection École des Modernités ». Ils percevront une rémunération forfaitaire de 800 euros. La Fondation Giacometti prendra en charge les frais de relecture, d’édition, de distribution et fournira 40 exemplaires de l’ouvrage à l’auteur.

La Fondation offre un accès facilité aux archives et à la bibliothèque de l’Institut Giacometti, et un encadrement de la recherche pour le lauréat ou la lauréate.

Boursière résidence Institut Giacometti 2019

 



Jesal Thacker

Chercheuse et diplômée de la J.J. School of Art de Bombay
Lauréate de la bourse de résidence de recherche à l’Institut Giacometti 2019

Jesal Thacker est la boursière 2019 de la résidence de recherche à l’Institut Giacometti pour le travail sur la modernité Indienne, dans le cadre de l’Ecole des Modernités. Cette bourse bénéficie du soutien de DAG (Delhi Art Gallery).
 
Jesal Thacker a reçu une formation artistique, mais a choisi de poursuivre des études universitaires. Diplômée de la J.J. School of Art de Bombay, elle conduit des recherches sur l’art moderne et contemporain indien. En 2005 elle a créé Bodhana, une organisation à but non lucratif qui vise à mener des recherches et publier des ouvrages sur l’art moderne Indien. L’objectif premier est de travailler sur l’héritage et les archives des artistes d’Inde de la période moderne dont l’étude manque encore.
 
Elle exerce également comme une curatrice et écrivaine indépendante et a été commissaire de plusieurs expositions sur l’Inde dont : Artists from Maharashtra that have redefined Modernism, avec notamment des peintures et textes littéraires des artistes Shankar Palshikar (1917-1984), Vasudeo Gaitonde (1924-2001), Prabhakar Barwe (1936-1995), Vasant Wankhede (1936-2015) et Prabhakar Kolte (b. 1946). Elle a également assuré le commissariat de « Rupa Arupa », une exposition retraçant le rapport entre forme et informe dans l’art traditionnel indien (Gond Painting, Madhubani Painting, Nathdwara Pichwai, Pattachitra, Matani Pachedi, Rajasthani Phad Painting, Bengal Kalighat, Molela Tiles). Récemment elle a été commissaire de la rétrospective des œuvres de Prabhakar Barwe (1936-1995) à la National Gallery of Modern Art de Mumbai et New Delhi.
 
Jesal Thacker est la première chercheuse indienne qui bénéficie de la bourse de résidence de recherche de l’Institut Giacometti. Elle est à l'Institut Giacometti en décembre 2019, dans un studio mis à sa disposition, pour étudier des figures du modernisme indien tel Akbar Padamsee et leurs passages et échanges avec Paris et l'Europe.
 
La Fondation Giacometti élabore pour la première fois un partenariat avec la Delhi Art Gallery (DAG) pour le développement des recherches sur le modernisme indien. Dans le cadre de cette collaboration, l’Ecole des modernités de l’Institut Giacometti met en place avec le soutien de la DAG une bourse de résidence croisée de recherche en histoire de l'art sur la période moderne en rapport avec l'Inde. Cette bourse permet d'une part, l'accueil et l'hébergement pendant un mois d'un.e chercheu.se indien.ne à l'Institut Giacometti pour travailler sur les archives de la Fondation Giacometti et les archives parisiennes et européennes; et d'autre part, un accueil réciproque permettant à un.e chercheu.se.r de résider en Inde et travailler sur les œuvres et les archives indiennes.

Boursière Institut Giacometti 2019

 



Marion Grébert

Doctorante à l’Université Paris IV - Sorbonne
Lauréate de la Bourse de recherche de l’Institut Giacometti 2018

 

"Un art de disparaître"


Ancienne élève de l’École normale supérieure de Lyon et diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Marion Grébert travaille sur les relations qu’entretient la modernité à la disparition.

À l’automne 2019, elle soutient sa thèse de doctorat à l’université Paris-Sorbonne intitulée « Femmes invisibles. L’art de disparaître dans l’autoportrait photographique féminin. Vivian Maier, Francesca Woodman ». À partir des œuvres de ces deux femmes photographes, en tenant compte de certaines spécificités biographiques, Marion Grébert démontre l’existence d’un "art de disparaître" dans la figuration féminine. Si elle fait l’hypothèse que cet art serait présent de manière plus ou moins active dans l’ensemble de l’iconographie du féminin, elle montre que c’est un contexte particulier qui en révèle l’existence : celui de l’émancipation des femmes depuis la fin du XVIIIe siècle, de l’invention de la photographie au XIXe siècle, et du bouleversement environnemental contemporain. L’enjeu est de saisir en quoi ces autoportraits contiennent un modèle politique et culturel qui nous aide à comprendre la période à l’égard du genre et de la nature. 

Dans le cadre de la bourse de recherche de l’Institut Giacometti, Marion Grébert travaillera à partir d’un lieu, celui du Paris cosmopolite de l’entre-deux-guerres, et particulièrement à partir du Sphinx, maison close du boulevard Edgar Quinet. 

Boursière Institut Giacometti 2018

 

 

Marion Sergent

Doctorante à l’Université Paris IV - Sorbonne
Lauréate de la Bourse de recherche de l’Institut Giacometti 2018

 

« Théories et pratiques d'une union des arts : les artistes musicalistes »

Après un master en histoire de l'art à Paris-Sorbonne sur l'artiste américaine Louise Janin (1893-1997), Marion Sergent poursuit ses travaux en doctorat sur le groupe des musicalistes dont Janin a été membre. Créée en 1932 à Paris, cette association d'artistes a été animée par des figures aujourd'hui peu présentées dans les ouvrages sur la période, telles que Charles Blanc-Gatti, Gustave Bourgogne, Ernest Klausz, Maurice Lerouillé ou encore Marcel Lempereur-Haut.

Le public a pu découvrir récemment les œuvres du chef de file du groupe, Henry Valensi, au sein de l'accrochage Modernités Plurielles du Centre Pompidou ainsi que lors d'une importante exposition organisée en 2017, au Musée du château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard.

Pour être la plus complète possible, l'étude que Marion Sergent propose de ce collectif d'artistes multiplie les approches, l'abordant tout autant sous l'angle historique que sociologique. Il s'agit de retracer la chronologie de leurs activités – qui se poursuivent jusqu'en 1960 – en questionnant le cadre institutionnel et marchand, avant d'examiner le profil des différents membres de l'association.
L'analyse des œuvres et des théories des figures les plus représentatives dénote des problématiques communes, puisant aussi bien dans les recherches modernistes des décennies précédentes que dans des ressources scientifiques ou pseudo-scientifiques. On retrouve des idéaux caractéristiques de cette période : aspiration à un langage universel, projet d'une esthétique scientifique et utopie d'une communication directe avec les foules. La méconnaissance de l'association des musicalistes invite enfin à s'interroger sur l'histoire de l'art du XXe siècle telle qu'elle a été pensée et écrite, ainsi que sur ses concepts clés : les avant-gardes, la modernité, l'art abstrait, plutôt que de vouloir intégrer le groupe dans cette histoire canonique.

Pour rechercher une œuvre consulter l’Alberto Giacometti Database