Robert Doisneau, Alberto Giacometti dans l'atelier, 18 ou 19 décembre 1957, coll.Fondation Giacometti, Paris.
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris)
© Robert Doisneau

Alberto Giacometti

Biographie

1. Une Jeunesse passée dans un atelier

Alberto Giacometti grandit en Suisse dans le Val Bregaglia, à quelques kilomètres de la frontière italo-helvétique. Son père, Giovanni Giacometti (1868-1933) est un peintre impressionniste estimé des collectionneurs et des artistes suisses. Il partage avec son fils ses réflexions sur l’art et la nature de l’art.

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2. La Rencontre des arts premiers

L’œuvre de Giacometti est marquée par l’influence de la sculpture africaine et océanienne. Quand Giacometti s’y intéresse en 1926, l’art africain n’est plus une nouveauté pour les artistes modernes de la génération précédente (Picasso, Derain) ; il s’est même vulgarisé au point de devenir décoratif.

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3. L'Expérience Surréaliste

Giacometti adhère au mouvement surréaliste d’André Breton entre 1931 et 1935, mais les procédés surréalistes jouent une importance continue dans sa création : vision onirique, montage et assemblage, objets à fonctionnement métaphorique, traitement magique de la figure.

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4. Objets

La création d’objets d’art décoratif montre l’intérêt de Giacometti pour les objets utilitaires qu’il admirait dans les sociétés antiques ou primitives. En 1931, Giacometti avait créé une nouvelle typologie de sculptures, les « objets mobiles et muets » : des objets au mouvement latent et suggéré, qu’il faisait exécuter en bois par un menuisier. 

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5. Qu'est-ce qu'une tête ?

La question de la tête humaine fut le sujet central de la recherche de Giacometti toute sa vie, et une des raisons de son éloignement du groupe surréaliste en 1935. Pour lui, à cette date, la représentation d’une tête, qui semblait un sujet banal, était loin d’être résolue. La tête et surtout les yeux sont le siège de l’être humain et de la vie dont le mystère le fascine.

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6. Une femme comme une arbre, Une tête comme un rocher

C’est en Suisse où il s’abrita pendant la période de la guerre que Giacometti conçoit en 1944-45 la sculpture qui sera le prototype de ses figures debout d’après-guerre : la Femme au chariot, qui représente l’image, de mémoire, de son amie anglaise, Isabel.

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7. Fragments et visions

Giacometti travaille le fragment comme évocation du tout, comme le surgissement d’une vision dans l’espace du spectateur. En 1921 et en 1946, il est le témoin de deux morts qui lui laissent un souvenir indélébile.

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8. Échanges et rencontres

Jean-Paul Sartre, que Giacometti rencontre entre 1939-1941, est l’auteur de deux essais fondamentaux sur l’art de Giacometti publiés en 1948 et en 1954, sur la question de la perception.

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9. Portraits et modèles

Les portraits de Giacometti, peints et sculptés, sont la traduction du modèle en tant qu’irréductible altérité, jamais saisissable dans son intégralité. Dégagés de toute émotion ou expression, ces portraits sont le réceptacle de ce que le spectateur y apporte. Pour l’artiste, il s’agit de capter et rendre la vie frémissante du modèle et non sa psychologie. La cuisinière de sa mère, Rita, devient sous le pinceau de Giacometti un personnage hiératique dégagé de tout contexte sociologique.

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10. Cinquante ans d'estampes

Giacometti a réalisé ses premières estampes, des gravures sur bois, aux côtés de son père alors qu’il est encore un écolier. Au cours de sa vie, Giacometti pratiqua toutes les techniques de l’estampe: bois, burin, eau-forte, aquatinte et surtout la lithographie, à partir de 1949.

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11. Paysages

Giacometti met en place un système d’ équivalences entre la figure humaine et la nature : les bustes sont des montagnes, les figures debout sont des arbres, les têtes sont des pierres. La montagne, sous la lumière du soleil, vibre d’une pulsation qui ressemble à une respiration. Comme l’arbre, l’être humain est pris dans un processus de croissance et de mort qui ne peut jamais être arrêté.

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12. Monument

Giacometti est invité en décembre 1958, grâce à son galeriste Pierre Matisse, à soumettre un projet pour un monument à installer sur la place en construction devant le nouveau gratte-ciel de la Chase Manhattan Bank à New York. Gordon Bunshaft, l’architecte de cet ensemble urbain, lui envoie en février 1959 les dimensions pour exécuter une maquette de la place, afin d’aider Giacometti à imaginer l’espace car l’artiste n’a jamais mis les pieds aux Etats-Unis.

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13. Le dernier Modèle

Eli Lotar, cinéaste et photographe, est le dernier modèle masculin de Giacometti. Lotar avait fait partie de l’avant-garde surréaliste dans les années 1930. Après-guerre il ne connaît que des échecs et tombe dans la misère ; il vit alors de la générosité d’anciens amis comme Giacometti, qui lui donnait de l’argent en échange de menues courses ou de poses.

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