Plâtre de l’Homme qui marche sous la pluie, dans l’atelier de Giacometti, 1949
Photo : Denise Colomb
Archives de la Fondation Giacometti, Paris

Du 04 juil. au 29 nov. 2020

L'Homme qui marche Une icône de l’art du XXe siècle

Paris, France
À l'institut Giacometti

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Pour la première (et sans doute la dernière) fois, toutes les sculptures grandeur nature de l'Homme qui marche sont réunies dans une même exposition à l'Institut Giacometti à Paris.

L’œuvre la plus célèbre de Giacometti, l’Homme qui marche, plus qu’un chef- d’œuvre, est une icône de l’art du XXe siècle. Cette exposition réunit pour la première fois les différents modèles grandeur nature, ainsi que la plupart des variations sculptées et dessinées. Accompagnée de nombreux documents et dessins inédits, elle retrace la généalogie du motif, depuis la Femme qui marche de la période surréaliste, jusqu’aux icônes créées en 1959-1960.

Ces œuvres, à mi-chemin entre l’image et le signe, entre la figuration et l’abstraction, témoignent de la quête inlassable de l’artiste pour représenter l’essentiel de l’être humain. Leur dimension intemporelle et universelle leur confère une puissance symbolique, aux résonnances particulièrement fortes en ce moment de redémarrage de notre vie sociale.

Commissaire : Catherine Grenier
Commissaire associé : Thierry Pautot

Parcours de l'exposition

Du premier modèle en 1932 aux figures célèbres réalisées au terme de sa carrière dans les années 1960, ce motif témoigne de la quête inlassable de l’artiste pour représenter l’essentiel de l’être humain. Cette incarnation de l’humanité, particulièrement précieuse dans les temps actuels, place cette œuvre parmi les plus connues au monde.

L’Homme qui marche fut, dans son premier état, une Femme qui marche (1932). Le motif apparaît en effet dans une œuvre surréaliste, intrigante figure d’inspiration égyptienne.
Il réapparaît après-guerre, à l’occasion de commandes commémoratives pour lesquelles Giacometti explore les modes de représentation d’une figure humaine universelle (1946). Le premier Homme qui marche de grande dimension (1947), emprunte à nouveau son attitude au modèle égyptien, dont Giacometti admire le style.
Les œuvres suivantes puisent au contraire leur inspiration dans la vie quotidienne. L’artiste restitue la perception d’une situation de rue captée par hasard, depuis la terrasse d’un café.
La très poétique Figurine entre deux maisons (1950), qui met en scène une figure féminine, offre quant à elle une réminiscence de l’atmosphère onirique des oeuvres surréalistes.
Trois hommes qui marchent (1948), La place (1948) ou Homme traversant une place (1949), traduisent ainsi la fugitive vision de la vie qu’offre le mouvement de personnes qui se déplacent au loin.
L’artiste ne reprend le motif qu’en 1959, à l’occasion d’une nouvelle commande pour l’espace public. C’est dans ces circonstances qu’il crée les sculptures aujourd’hui considérées comme des icônes de l’art du XXe siècle. Il aura réalisé, en tout, quatre Homme qui marche grandeur nature, dont trois fondus en bronze.

Focus
Autour de l'exposition
Du 04 juil. au 29 nov. 2020

Atelier enfants / Sculpture en plâtre sur fil de fer

Faites surgir le mouvement dans la matière ! Rendez-vous les 4, 5, 18 et 19 juillet et les 29 et 30 août de 15h00 à 17h00. 

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Du 04 juil. au 29 nov. 2020

Atelier Famille / Décors d’une place animée

Rendez-vous les 11, 12, 25 et 26 juillet de 15h00 à 16h30 au Giacometti Lab.

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Pour rechercher une œuvre consulter l’Alberto Giacometti Database